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Pourquoi les chaussettes aérodynamiques sous des surchaussures vous ralentissent (et ce qui fonctionne vraiment)

Plus d'aéro = automatiquement plus rapide, non ?

Dans la quête de la vitesse, de nombreux cyclistes se tournent vers de plus en plus de produits aérodynamiques. Chaussettes aérodynamiques, surchaussures aérodynamiques, tout aérodynamique. Cela semble logique : chaque élément est conçu pour réduire la résistance à l'air, donc les combiner ne devrait que mieux fonctionner. Mais l'aérodynamique ne fonctionne pas si simplement. En pratique, "plus d'aéro" peut avoir l'effet inverse.

Que se passe-t-il lorsque vous portez des chaussettes aérodynamiques sous des surchaussures ?

C'est la question que presque personne ne se pose, mais qui est cruciale. Beaucoup de coureurs combinent sans réfléchir différents produits aérodynamiques, partant du principe qu'ils se renforcent mutuellement. Nous voulions savoir si c'était vraiment le cas.

Que montrent les données ?

Nous avons testé deux configurations : des surchaussures aérodynamiques 3D avec des chaussettes aérodynamiques, et les mêmes surchaussures avec des chaussettes de cheville minimalistes. Nous avons fait cela à des vitesses de 45, 50 et 55 km/h, avec une précision de ±2 watts.

Les résultats étaient étonnamment clairs. La combinaison avec des chaussettes de cheville était plus rapide dans tous les cas. La différence variait d'environ 7 watts à 45 km/h à environ 13 watts à 55 km/h, avec environ 10 watts de différence à 50 km/h.

Ce n'est pas un effet marginal, mais une différence significative et fiable.

Pourquoi la combinaison avec des chaussettes aérodynamiques fonctionne-t-elle moins bien ?

La réponse se trouve au niveau de la cheville — l'une des zones les plus sensibles à la résistance de l'air sur le corps. Ici, la transition du pied à la jambe inférieure détermine comment l'air se comporte.

Les chaussettes aérodynamiques et les surchaussures sont conçues individuellement pour optimiser ce flux d'air. Mais lorsqu'elles sont combinées, elles peuvent en fait se perturber mutuellement. La couche supplémentaire crée plus de volume, de petites rides et un ajustement moins serré de la surchaussure.

En conséquence, le flux d'air devient moins stable, plus de turbulence se crée et l'air se détache plus tôt de la surface. Le résultat est simple : plus de résistance au lieu de moins.

Quelle est alors la configuration la plus rapide ?

La solution la plus rapide s'avère être la plus minimaliste. Une surchaussure aérodynamique fonctionne le mieux lorsqu'elle s'ajuste directement et étroitement, sans couches supplémentaires qui perturbent la forme.

C'est pourquoi la combinaison avec une chaussette de cheville fine et profil bas est la plus efficace. Pas de matériau superflu, pas de perturbation — juste un flux d'air aussi propre que possible.

Qu'est-ce que cela signifie pour ta performance ?

À 50 km/h, cela représente environ 10 watts de différence. C'est le genre d'avantage qui nécessite normalement des mois d'entraînement, mais que tu peux simplement gagner ici en faisant un choix plus intelligent dans ta configuration.

Beaucoup de coureurs perdent ici inconsciemment de la vitesse en empilant des produits aérodynamiques.

Le véritable gain ne réside pas dans plus d'aérodynamisme, mais dans un aérodynamisme plus intelligent.

Si tu veux tirer le meilleur de ta vitesse, cela commence par les détails que les autres négligent.